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Le diagnostic gaz évalue l’état d’une installation intérieure de gaz dans un logement à usage d’habitation. Il sert à repérer les défauts visibles qui peuvent compromettre la sécurité des personnes. Il s’applique lors d’une vente ou d’une location quand l’installation a plus de 15 ans. Ce document ne vaut pas certificat de conformité.
Il concerne les parties privatives du logement et, le cas échéant, ses dépendances. L’intervention porte sur les éléments visibles et accessibles au moment de la visite, sans démontage, sauf cas prévus par la méthode de contrôle.
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Le diagnostic gaz, aussi appelé état de l’installation intérieure de gaz, décrit l’état d’une installation domestique afin d’identifier les défauts susceptibles de provoquer une fuite, un incendie ou une intoxication oxycarbonée. Il est réalisé pour le compte du propriétaire du logement ou de son mandataire, dans le cadre d’une vente ou d’une location.
Il vise les installations intérieures de gaz destinées au chauffage, à l’eau chaude sanitaire et, dans certains cas, aux appareils de cuisson raccordés à une installation fixe. Il ne s’agit pas d’un contrôle complet de conformité de l’installation.
Le diagnostic gaz concerne le propriétaire vendeur et le propriétaire bailleur d’une maison individuelle ou d’un appartement lorsque l’installation de gaz a plus de 15 ans. Les dépendances d’une maison individuelle entrent aussi dans le champ du diagnostic si elles comportent une installation concernée.
En cas de vente, le document doit être remis à l’acquéreur au moment de la promesse de vente ou de l’acte authentique. En cas de location, il doit être annexé au bail au moment de la signature.
Si l’installation a déjà été modifiée ou complétée et qu’elle a fait l’objet d’un certificat de conformité de moins de 3 ans à la date de la promesse de vente ou de l’acte de vente, ce document peut dispenser de faire établir un nouveau diagnostic gaz pour la vente.
Le diagnostic gaz concerne les propriétaires de logements dont l’installation intérieure de gaz a plus de 15 ans.
Vous êtes concerné si vous êtes propriétaire :
Le diagnostic gaz doit obligatoirement être réalisé par un diagnostiqueur immobilier certifié.
Pour intervenir, le professionnel doit disposer d’une certification délivrée par un organisme accrédité par le COFRAC, Comité français d’accréditation.
L’intervention est réalisée conformément à la norme NF P45-500 de juillet 2022, qui encadre la méthode de contrôle des installations intérieures de gaz dans le cadre de la vente ou de la location.
Le diagnostic porte sur quatre domaines précis :
Ces quatre blocs sont au cœur de la méthode de contrôle. Le diagnostiqueur examine l’installation et son environnement immédiat à partir d’une grille de contrôle définie par la norme.
En pratique, il vérifie notamment l’état apparent des canalisations, les organes de coupure, le raccordement des appareils, la présence d’amenées d’air et de sorties d’air adaptées, ainsi que certains défauts de fonctionnement des appareils. La grille distingue aussi les appareils non raccordés, les appareils raccordés, les appareils étanches et certains cas propres aux installations VMC gaz.
Le diagnostic ne couvre pas tout. Il ne porte pas sur la ventilation générale de l’immeuble, sur le fonctionnement des fours à gaz, ni sur le contrôle complet des conduits d’évacuation. Il ne traite pas non plus les éléments qui relèvent d’un autre type de contrôle.
Une installation ancienne peut se dégrader. Le risque ne se limite pas à la fuite de gaz. Il peut aussi concerner un défaut de ventilation, un appareil mal raccordé ou une combustion dégradée. Le diagnostic a donc un objectif simple : signaler les défauts qui peuvent mettre en danger les occupants.
Ce document a aussi un rôle pratique dans la vente et la location. Il fait partie du dossier de diagnostic technique remis à l’acquéreur ou au locataire. Il apporte une information claire sur l’état de l’installation au jour de la visite.
La mission commence par la prise de rendez-vous et la vérification du cadre de l’intervention : vente ou location, type de logement, présence d’une installation de gaz concernée, accès aux pièces et aux dépendances. Le propriétaire reste le donneur d’ordre du diagnostic.
Sur place, le diagnostiqueur contrôle les éléments visibles et accessibles. Il peut effectuer des essais, des mesures et des vérifications ciblées. La norme prévoit notamment l’usage d’un appareil de mesure du monoxyde de carbone, d’un moyen de détection de fuite et d’étiquettes de condamnation en cas de danger grave et immédiat.
Le contrôle se fait sans démontage des éléments de l’installation, sauf exceptions prévues par la méthode. Il ne préjuge pas des modifications qui pourraient intervenir après la visite.
À la fin de la visite, le diagnostiqueur rédige un rapport. S’il constate une anomalie grave, il applique la conduite prévue par la méthode, qui dépend du niveau de gravité retenu.
Quand tout s’accélère, offre acceptée, bail à signer, date de signature fixée, un diagnostic approximatif devient un frein immédiat. Il faut clarifier, corriger, parfois refaire. Et chaque jour compte. NOUVAC a mis en place un protocole rigoureux pour garantir un rapport exploitable, sans friction : relevés sur site, contrôle de cohérence, et restitution claire, directement transmissible à l’agence, au notaire ou au locataire.
Pour que le diagnostic puisse être réalisé dans de bonnes conditions, le propriétaire ou son représentant doit rendre accessibles les pièces et dépendances concernées, veiller à ce que l’installation soit alimentée en gaz et faire en sorte que les appareils présents puissent être mis en marche ou arrêtés par une personne désignée par l’occupant.
Il doit aussi communiquer les informations utiles à l’opérateur, en particulier le nom des occupants, les coordonnées du titulaire du contrat de fourniture de gaz et, lorsque l’information est disponible, le point de comptage estimation ou le numéro de point de livraison. Ces données figurent en général sur les factures du fournisseur de gaz.
Lorsque vous les avez, il est utile de préparer les justificatifs d’entretien de la chaudière, les justificatifs de vacuité du conduit d’évacuation des produits de combustion, ainsi que les notices ou certificats de conformité liés à d’éventuels travaux antérieurs. La méthode prévoit leur présentation le cas échéant.
Le diagnostic donne lieu à un rapport de visite conforme à un modèle réglementé. Il identifie le logement, les appareils présents, les points contrôlés, les anomalies relevées et leur niveau de gravité. Il peut aussi contenir des observations utiles pour localiser et comprendre les défauts constatés.
Le rapport rappelle aussi des règles de sécurité et d’usage selon la nature de l’installation contrôlée. Il mentionne que les travaux réalisés sur l’installation, y compris le remplacement d’appareils, peuvent relever d’un certificat de conformité selon le cas.
Il faut bien distinguer ce rapport d’un certificat de conformité. Le diagnostic donne un état de l’installation au regard de points de contrôle définis. Il ne certifie pas que l’installation est conforme dans tous ses aspects.
La durée de validité dépend du cadre de la mission. Pour une vente, le diagnostic gaz doit dater de moins de 3 ans au jour de la promesse de vente ou de l’acte authentique. Pour une location, il doit dater de moins de 6 ans au jour de la signature du bail.
Le rapport est remis au propriétaire, puis intégré au dossier de diagnostic technique. En vente, il est transmis à l’acquéreur. En location, il est remis au locataire avec le bail. Un diagnostic établi pour une vente peut être annexé au bail s’il a moins de 6 ans.
Lors du diagnostic gaz, les anomalies relevées ne présentent pas toutes le même niveau de gravité. Le rapport distingue trois niveaux principaux : A1, A2 et DGI. Cette classification permet au propriétaire de savoir si le défaut doit simplement être signalé, corrigé dans un délai court, ou traité sans attendre en raison d’un danger immédiat. Le rôle du diagnostiqueur est de qualifier l’anomalie constatée et d’indiquer la conduite à tenir selon le niveau retenu.
| Niveau | Signification | Suite à donner |
|---|---|---|
| A1 | Anomalie à signaler. Elle ne présente pas de danger immédiat au moment du contrôle. | Le défaut doit être pris en compte lors d’une prochaine intervention sur l’installation. Il n’y a pas de coupure immédiate. |
| A2 | Anomalie plus sérieuse, qui nécessite une correction dans un délai court. | Des travaux ou réparations doivent être réalisés dans les meilleurs délais. L’installation peut continuer à fonctionner, mais la situation ne doit pas rester en l’état. |
| DGI | Danger grave et immédiat. Le défaut constaté présente un risque direct pour la sécurité des occupants. | Le diagnostiqueur interrompt l’alimentation en gaz de la partie concernée, pose une étiquette de condamnation et applique la procédure prévue. L’équipement ou la partie d’installation concernée ne doit plus être utilisé tant que le danger n’a pas disparu. |
Cas particulier : l’anomalie 32c
L’anomalie 32c concerne certains logements équipés d’une VMC gaz. Elle correspond à l’absence du dispositif de sécurité collective ou du relais associé lorsque celui-ci est requis. Dans ce cas, le diagnostiqueur informe le donneur d’ordre et applique la procédure prévue pour ce type de situation. Selon le logement concerné, une intervention peut ensuite devoir être engagée auprès du syndic ou du bailleur.
En vente comme en location, l’absence de diagnostic gaz peut avoir des conséquences directes pour le propriétaire. Il peut perdre la protection liée aux vices cachés, voir sa responsabilité engagée et s’exposer à une contestation de la part de l’acquéreur ou du locataire. Le recours à un diagnostiqueur non certifié peut aussi entraîner des sanctions. Selon la situation, la responsabilité du propriétaire, du professionnel intervenant et d’autres acteurs de l’opération peut être recherchée.
Le diagnostic gaz ne constitue donc pas une simple pièce du dossier. Un document manquant ou incomplet peut retarder une vente, compliquer la signature d’un bail, entraîner des demandes de régularisation ou fragiliser l’opération. L’absence du bon document peut aussi créer un doute sur l’état du bien et sur les obligations du propriétaire.
Le prix du diagnostic gaz n’est pas réglementé. Il dépend donc du professionnel choisi et du contenu réel de la mission. Les tarifs varient aussi selon le type de bien, le nombre d’appareils à contrôler, l’accessibilité des pièces et le fait de regrouper ou non plusieurs diagnostics lors du même rendez-vous.
| Type de bien | Prix moyen |
|---|---|
| Maison 120 m² | 319€ TTC |
Source : meilleurtaux.com
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Bilan établi à partir des retours clients de l’année 2025
FOIRE AUX QUESTIONS
Nous intervenons dans l’ensemble de la région Grand Est. Nos équipes se déplacent dans les Ardennes, l’Aube, la Marne, la Haute-Marne, la Meurthe-et-Moselle, la Meuse, la Moselle, le Bas-Rhin, le Haut-Rhin et les Vosges.
Oui, pour la vente ou la location d’un logement lorsque l’installation intérieure de gaz a plus de 15 ans. Le document doit alors être remis à l’acquéreur ou au locataire dans le dossier prévu par la réglementation.
Le diagnostic doit être réalisé par un diagnostiqueur certifié, assuré, impartial et indépendant. Les tarifs ne sont pas réglementés, mais le professionnel doit répondre à ces critères.
Oui. Il concerne les parties privatives du logement et, le cas échéant, ses dépendances. Il ne porte pas sur les parties communes de l’immeuble.
Cela signifie que le défaut n’impose pas une coupure immédiate du gaz, mais qu’il est assez important pour justifier une réparation dans les meilleurs délais.
Le diagnostic ne bloque pas à lui seul la vente, mais un DGI entraîne une mise en sécurité immédiate de la partie concernée. L’acheteur doit recevoir le rapport, et le vendeur doit tenir compte de la situation créée par la condamnation de l’installation ou d’une partie de celle-ci.
Il interrompt l’alimentation en gaz de la partie concernée, pose une étiquette de condamnation, informe le propriétaire et, lorsque la procédure s’applique, le distributeur de gaz. La partie condamnée ne doit plus être utilisée tant que le défaut n’a pas été supprimé.
Non. Le diagnostic donne un état de l’installation au jour de la visite. Il ne remplace pas un certificat de conformité.
Elle est de 3 ans pour une vente et de 6 ans pour une location.
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